Actualité

Motion de la section 17 du CNU sur les inégalités de genre et les VSS (janvier 2024) :

Face à la multiplication de signalements qui révèlent un système ancien de violences sexistes et sexuelles et plus largement d’inégalités, la section 17 adopte la motion suivante :

  • La section 17 du CNU rappelle son engagement en faveur de l’égalité professionnelle et de l’égalité de traitement, notamment l’égalité de genre. La section 17 du CNU est ainsi composée de manière paritaire.
  • La section 17 du CNU s’engage également à œuvrer à une meilleure prise en considération des effets des violences sexistes et sexuelles sur les parcours et les contextes d’exercice professionnel (abandon, changement de direction, ralentissements, arrêts, etc.).
  • La section 17 du CNU demande une procédure qui informe les membres de la section des sanctions disciplinaires prononcées les 5 dernières années pour les candidat·e·s à la promotion, au CRCT, à l’avancement de grade et aux primes.
  • Au moment de l’examen de l’évolution de la carrière, la section 17 du CNU s’engage à prendre en considération les responsabilités liées à l’instruction et aux suivis des violences sexistes et sexuelles, nous invitons les candidat·e·s aux promotions, congés et primes à l’indiquer expressément dans leur dossier.
  • La section 17 du CNU encourage à ce que les formations « éthique et intégrité scientifique » dispensées aux doctorant·e·s intègrent un volet sur les violences sexistes et sexuelles et encouragent des pratiques professionnelles déontologiques, notamment concernant les relations entre enseignant·e·s et étudiant·e·s.
  • L’engagement de la section 17 du CNU passe par la reconnaissance des travaux et des collègues qui œuvrent à penser ces questions ; la section les encourage donc, que ce soit au travers de recherches que d’enseignements au sein des établissements d’exercice.
Evènement

Discussion sur les VSS le 24 janvier 2024 à Metz

L’association culturelle et artistique Etudi’Art organise, en lien avec la cellule EDI de l’UFR ALL-Metz, un apéro-discussion sur le thème des VSS le mercredi 24 janvier 2024 sur le campus du Saulcy. L’événement aura lieu à l’UFR Arts Lettres et Langues (bât. B, Study Lounge, de 17h à 19h30.

L’association Etudi’Art, qui prépare actuellement un spectacle sur les VSS en lien avec la vie quotidienne des étudiants et leur envie de s’engager sur ce sujet, conçoit ce moment d’échange comme un jalon important dans le processus de création de cette pièce, qui verra le jour au printemps.

Entrée libre.

Actualité

Nantes Université présente les résultats de son enquête sur l’exposition des étudiant·es aux VSS

Entre janvier et mars 2023, Nantes Université a mené auprès de l’ensemble de ses étudiantes et étudiants une enquête inédite sur leur cadre de vie durant le temps des études et leur exposition aux violences sexuelles et sexistes (40 494 étudiant·es interrogé·es, 8000 réponses reçues dont plus de 5000 réponses exploitables, soit un taux de participation de 12%, supérieur aux taux habituellement constatés sur ce type d’enquête). Certains chiffres sont alarmants. Ainsi, au cours des 12 mois précédant l’enquête :

  • 4 étudiant·es sur 10 ont été victimes d’au moins une situation de violence dans le cadre de leurs études, stages, jobs étudiants ou dans leur vie personnelle et familiale.
  • Ces victimes de violences ne sont pas touchées de la même manière selon leur genre :
    • 20% parmi les hommes
    • 40% parmi les femmes
    • 50% parmi les personnes ayant déclaré une autre identité de genre
  • 2% des répondantes et répondants ont été victimes de viol et de tentative de viol.

Accédez ici à l’ensemble des résultats de l’enquête

Actualité

Résultats de l’enquête REMEDE sur les actions pour l’égalité dans l’ESR

Dix ans après la loi Fioraso (2013) et la première obligation légale faite aux université d’installer une mission égalité entre les femmes et les hommes, la CPED (Conférence Permanente des Chargé·es de Mission Egalité et Diversité) et l’ONDES (Observatoire National des Discriminations et de l’Egalité dans le Supérieur) ont initié une enquête sur les actions pour l’égalité telles qu’elles sont menées dans les établissements d’enseignement supérieur. Leur rapport a été rendu public en octobre 2023.

L’enquête REMEDE (Recueil Extensif des Mesures des Établissements contre les Discriminations et pour
l’Egalité) comportait 60 questions. 63 établissements (dont l’Université de Lorraine) y ont répondu. Parmi les chiffres qui ressortent de cet état des lieux, on retiendra en particulier ceux-ci : en moyenne, 28 situations ont été signalées en 2022 par les établissements (ce qui correspond à 1543 signalements pour l’ensemble des 63 établissements ayant répondu à l’enquête). Le premier motif de signalement remonté par les établissements est le harcèlement moral ; le deuxième motif est celui des violences sexuelles et sexistes. Les trois-quarts des faits signalés ont lieu sur les campus (26% en dehors) et la majorité des situations signalées le sont en dehors des salles de cours : “c’est donc en dehors des salles de classe qu’il faut être le plus vigilant·e aux potentielles situations de violence”. Enfin, ces signalements ont débouché sur 5 % de sanctions disciplinaires, ce qui est “extrêmement faible”. Selon les rapporteurs, ce chiffre peut “traduire le fait que nombre de signalements correspondent à des faits qui ne sont pas des délits, ou […] traduire aussi les difficultés d’administrer des preuves suffisamment convaincantes pour que les faits soient traduits en sanction disciplinaire ou judiciaire, ou encore que les établissements ne s’engagent dans les procédures de sanction dans certains cas seulement (les plus graves ?) […]. Enfin, il est aussi possible que les personnes qui effectuent un signalement ne demandent pas de sanctions pour les auteurs (ou plus tard). Quoiqu’il en soit, l’analyse des raisons d’un si petit nombre de sanctions est à produire.”

Lire le rapport

Lire une synthèse de ce rapport

Actualité

In memoriam Cécile Poisson

Lundi 20 mars, notre collègue Cécile Poisson (48 ans), maîtresse de conférences en littérature comparée à l’Université Gustave Eiffel, a été poignardée et égorgée par son mari (normalien comme elle), dont elle s’était séparée. Sentinelle de l’égalité au sein de son UFR, elle formait à la prévention des violences et a aidé plusieurs jeunes femmes à trouver de l’aide face à des situations de violences sexuelles ou sexistes.

Elle est la 34e victime de “féminicide par compagnons ou ex” de l’année 2023.

Le Cha-U s’associe à la douleur de ses proches et de ses collègues.

Edito

À nos responsabilités !

Il y a plus d’un an maintenant que le Cha-U, Collectif de lutte contre le harcèlement à l’Université fondé à l’initiative de personnels et d’étudiant·es de l’UL, a commencé à travailler. Il compte aujourd’hui une centaine de membres, issus de nombreuses composantes de notre université et déterminés à mener la lutte sur un double front : celui de la réflexion, collective et pluridisciplinaire, et celui de l’action politique – avec pour horizon l’élaboration de propositions concrètes qui pourraient permettre à notre institution (c’est-à-dire aussi à nous-mêmes) de s’armer contre les effets dévastateurs d’un système de dominations qui trop souvent s’ignorent.

C’est dans cette perspective que l’Atelier du Cha-U, qui comptabilise déjà une dizaine de séances de travail, s’emploie à penser les phénomènes de harcèlement et de violences sexistes et sexuelles (VSS), afin de comprendre les logiques à l’œuvre dans le contexte singulier de l’ESR et en inférer les types de réponses à apporter. Sa réflexion s’étaye à la fois sur des analyses théoriques et sur les observations faites sur le « terrain » que constitue notre lieu de travail. Les étudiant·es ou les personnels qui sollicitent notre cellule d’écoute nous sont parfois adressé·es par des responsables de filières ou de composantes désemparé·es, faute de formation suffisante sur ces sujets, et pas toujours au fait de l’empan de leurs responsabilités. Tous et toutes attestent à la fois des violences subies et des difficultés à trouver un dispositif institutionnel opératoire, les signalements étant encore peu suivis d’effets. Ces témoignages, qui nous donnent une vision plus globale de l’ampleur du phénomène de harcèlement à l’UL, nous permettent aussi de mesurer l’importance des obstacles et des freins personnels et institutionnels. Pour lever ces obstacles, les actions de « sensibilisation » ne suffiront pas : c’est de la « responsabilisation » de chacun·e (et de la solidarité de tous·tes) dont nous avons besoin.

(suite…)
Evènement

L’Université de Lorraine remet le titre de Docteure honoris causa à Juliet Mitchell, fondatrice des études de genre à Cambridge

Le 23 janvier 2023, Juliet Mitchell, Professeure émérite de psychanalyse théorique et d’études sur le genre à l’Université de Cambridge au Royaume-Uni, se verra remettre à l’Université de Lorraine le titre de Docteure honoris causa. Cette cérémonie revêt une dimension politique eu égard au parcours et à l’oeuvre de la récipiendaire, qui a notamment dialogué avec Simone de Beauvoir, Gisèle Halimi, Joan Scott et Judith Butler.

Si vous souhaitez assister à la cérémonie de remise des insignes et titre de docteure honoris causa, qui aura lieu le lundi 23 janvier à 14h30 à Metz (campus du Saulcy, bâtiment Simone Veil, Amphi 3), vous devez renseigner ce formulaire d’inscription. La remise de diplôme sera suivie d’une conférence (en anglais) donnée par Juliet Mitchell, intitulée “Féminisme, études de genre et psychanalyse”.

Le mardi 24 janvier, vous pourrez rencontrer Juliet Mitchell à l’occasion d’une conférence-débat autour du centre de gender studies qu’elle a fondé et qui est devenu en quelques décennies le plus grand centre de recherches pluridisciplinaires de l’université de Cambridge. Ce sera à l’UFR ALL-Metz, en salle A 208, de 15h à 17h. Entrée libre.

Vie du collectif

Adeline Moussion-Estève est l’invitée du prochain Atelier du Cha-U (12/12/22) : «Libérer la parole de victime, silencier la mère. Ethnographie des coulisses d’un signalement en contexte de “violences conjugales”»

Lors de la prochaine séance de l’Atelier, qui se tiendra en ligne le 12 décembre 2022 et sera consacrée à la question de l'”autosilenciation”, nous recevrons Adeline Moussion, jeune chercheuse en anthropologie.

Pour préparer la séance, vous pouvez vous reporter à la communication qu’elle a proposée lors d’une journée d’étude sur les violences sexuelles, « Résister sans dire non », où elle aborde la question des tactiques d’organisation face aux violences sexuelles domestiques, et à son article « Le corps de la mère ».

Evènement

Conférence d’Irene Zeilinger : “Non c’est non. L’autodéfense féministe pour toutes d’hier à aujourd’hui”

Lundi 14 novembre 2022, 16h-18h. Campus du Saulcy, UFR ALL, amphi 3.

Irene Zeilinger est sociologue, formatrice d’autodéfense féministe et autrice de l’ouvrage Non, c’est non. Petit manuel d’autodéfense à l’usage de toutes les femmes qui en ont marre de se faire emmerder sans rien dire (La Découverte, 2008). Elle a fondé et dirigé l’association bruxelloise féministe Garance pendant 20 ans.

Cette conférence, qui fait suite au stage d’autodéfense féministe en non-mixité, aura lieu les 12 et 13 novembre 2022 au Grenier de Chèvremont (Musée de la Cour d’Or, Metz). Elle s’inscrit dans le Cycle de rencontres-conférences-débats organisé par l’Université de Lorraine (cellule EDI de l’UFR ALL Metz) et la mission Egalité de l’Académie Nancy-Metz, conjointement engagées dans un programme d’information et de formation sur la question des violences faites aux femmes à destination des personnels, étudiant.es et élèves.

Evènement

Violences sexistes et sexuelles : de quoi parle-t-on ?

Conférence d’Alix Marie, psychologue en association.

Jeudi 17 novembre 2022, 16h30. Campus Lettres et Sciences Humaines de Nancy – Bât G, salle G04

Il s’agit de la deuxième séance du cycle de conférences de l’UFR SHS Nancy autour des thèmes liés aux discriminations.

Gratuit et ouvert à toutes et tous

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